Mon histoire, mon coup de gueule !

Publié par Gilles Mazzobel le 05/11/2025 00:00 et modifié le 06/11/2025 04:54.

Photographe de mariage à La Chapelle-Heulin – 35 ans d’expérience au service de l’émotion

Une vision authentique et un parcours singulier

Mon histoire avec la photographie ne date pas d’hier.

En 1990, j’étais sous-officier reporter d’événements pendant l’opération Daguet, au sein de l’armée française.

C’est là que j’ai compris la puissance d’une image vraie, celle qui raconte sans artifice ni mise en scène.

Avant cela, j’ai suivi des études en électrotechnique, un domaine qui m’a énormément aidé dans ma pratique.

Comprendre la technique de la lumière, la logique des réglages manuels, la précision des capteurs et des sources lumineuses, tout cela me permet aujourd’hui de maîtriser parfaitement mes éclairages, que ce soit en studio ou en extérieur.

Une photo, c’est beaucoup de choses : une émotion, un regard, une composition… mais ce qui fait toute la différence, c’est la lumière.

Et en mode manuel, surtout dans l’improvisation, c’est souvent un vrai défi.

Dans les années 2015, j’ai eu la chance de suivre pendant un an un photographe Maître Artisant spécialité en photographie de studio en Belgique.

Cette expérience m’a profondément marqué.

Au sein de la même entreprise, j’ai pu mettre à jour mes compétences et apprendre à diriger mes modèles pour obtenir des attitudes naturelles et vivantes.

Cela n’a pas été simple au départ — mais aujourd’hui, je suis entièrement à l’aise en shooting, que ce soit avec un couple, une famille ou un modèle débutant.

Depuis plus de 35 ans, je capture des visages, des émotions et des instants de vie.

Je suis photographe professionnel depuis 11 ans, installé à La Chapelle-Heulin, et chaque séance est avant tout une rencontre humaine.

Déjà à l’armée, je n’étais pas à l’aise avec les récompenses.

Ces fameuses médailles qu’on vous remet quand vous “faites bien votre travail” ou que vous réalisez “quelque chose d’exceptionnel”.

Parfois, en recevant ce précieux insigne sur mon uniforme, déposé par un haut gradé, j’avais l’impression d’être un enfant à qui l’on distribue des bons points à la maternelle.

C’était étrange, presque condescendant.

Je me suis toujours dit qu’un travail bien fait n’a pas besoin d’une médaille, mais d’un regard sincère et d’un respect mutuel.

Au vu des résultats de mon travail de photographe professionnel, certains me demandent souvent pourquoi je ne cherche pas à devenir “Meilleur Ouvrier de France” ou “Portraitiste de France”.

Honnêtement, ces questions me donnent presque des crises d’urticaire.

Je trouve dégradant de devoir entrer dans ce type de magouille institutionnelle pour légitimer son travail.

D’autant que ces concours coûtent cher et demandent beaucoup d’énergie.

Pour le Meilleur Ouvrier de France, il faut s’inscrire soi-même, préparer un dossier complet, financer tout le matériel, les tirages, les formations, les déplacements et les présentations au jury.

Au total, la préparation peut atteindre entre 3 000 et 10 000 € selon l’investissement personnel.

Pour le Portraitiste de France, c’est souvent 1 500 à 3 000 €, entre adhésion à la fédération, tirages d’exposition et frais de participation.

Et bien entendu, il faut payer, payer, payer, pour espérer présenter dix tirages imposés à un jury qui décidera si, oui ou non, vous méritez la fameuse médaille.

Sûrement un bon investissement pour certains, mais à mes yeux, cela n’a rien d’artistique.

Et le plus drôle, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul “meilleur ouvrier” par session !

Les jurys demandent seulement dix tirages sur des thèmes imposés pour prendre leur décision.

Dix photos… pour juger tout un métier ! Quelle blague.

Et quand je vois parfois le travail de certains qui ont décroché la belle médaille et le petit col bleu-blanc-rouge… je tombe littéralement dans les pommes.

Je comprends certains collègues qui, pour des raisons purement publicitaires, jouent le jeu.

Le milieu des photographes professionnels est petit, et il faut parfois se démarquer.

Mais j’ai connu des photographes, amateurs ou pros, ayant mille fois plus de talent que certains primés.

Parfois, cela me dégoûte.

Ne vous laissez pas impressionner par les médailles.

Rencontrez plusieurs photographes, demandez des devis écrits, comparez les prestations.

Demandez à voir le travail du photographe : albums, exemples concrets, galeries en ligne.

C’est très important.

Ne vous arrêtez pas à un tarif qui vous paraît trop élevé : des photos de mariage “pas chères” ne valent rien si le résultat est raté.

Essayez plutôt de négocier avec le photographe si le budget dépasse vos moyens ; beaucoup restent à l’écoute et s’adaptent.

Vérifiez si les photos sont livrées en dématérialisé, si une galerie en ligne est incluse, et si le prix des tirages est clair.

Au-delà de la technique, ce qui compte, c’est la gentillesse, le soin, la patience et l’attention.

Ces qualités sont inestimables pour passer un vrai moment de bonheur devant un objectif.